
Contrairement à la quête d’un plan de swing unique et parfait, la véritable clé de la régularité réside dans la capacité à adapter dynamiquement sa verticalité selon le club et, surtout, le lie.
- Un swing plus plat, efficace sur tee, devient une source d’erreurs dans le rough en modifiant le point bas du swing et en empêchant une compression de balle nette.
- La verticalisation s’obtient non pas en « levant les bras », mais par une rotation différentielle des épaules et un armement précoce des poignets.
Recommandation : Cessez de chercher un plan de swing « idéal » et entraînez-vous à naviguer sur une « plage de plans » pour faire face à toutes les situations du parcours.
La frustration est un sentiment familier pour de nombreux golfeurs : des frappes pures et puissantes s’enchaînent sur le tapis du practice, mais une fois sur le parcours, le contact devient aléatoire. La balle est « grattée », le divot se forme avant l’impact, surtout dès que le lie se complique. Cette dichotomie entre le practice et la réalité du jeu provient souvent d’une incompréhension fondamentale de la biomécanique du swing, et plus précisément, du plan de swing. Beaucoup de conseils se concentrent sur la recherche d’un mouvement unique et répétable, vantant les mérites d’un plan plat ou d’un plan vertical.
Pourtant, cette approche est une impasse. La performance au golf ne réside pas dans la rigidité d’un plan unique, mais dans la flexibilité et l’intelligence motrice. Si la véritable clé n’était pas de choisir entre un swing plat et un swing vertical, mais de savoir comment et pourquoi moduler la verticalité de son plan de swing ? L’enjeu n’est pas de transformer radicalement votre mouvement, mais de comprendre la physique qui s’applique à chaque situation de jeu, notamment sur des lies difficiles comme le rough, pour ajuster subtilement votre biomécanique.
Cet article propose une analyse précise des mécanismes qui régissent la verticalité du swing. Nous allons déconstruire les mythes et fournir des outils concrets pour vous apprendre non pas à avoir un swing vertical, mais à savoir le verticaliser lorsque la situation l’exige. L’objectif est de vous donner la compétence d’adaptation qui différencie un bon frappeur de balle d’un bon joueur de golf.
Sommaire : Maîtriser la verticalité du plan de swing pour chaque situation de jeu
- Pourquoi un swing plat fonctionne sur le tee mais échoue dans le rough ?
- Comment tourner les épaules plus « vers le bas » pour redresser le plan ?
- Le rôle du cocking (armement) précoce pour créer de la verticalité
- L’erreur de garder un swing trop vertical avec le driver qui fait monter la balle au ciel
- Comment utiliser un mur derrière soi pour empêcher le club de partir trop à l’intérieur ?
- Plan plat ou plan redressé : quel style adopter selon votre morphologie ?
- L’erreur de centre de gravité qui vous fait toucher le sol avant la balle
- Comment trouver votre plan de swing naturel pour toucher la balle au centre à chaque coup ?
Pourquoi un swing plat fonctionne sur le tee mais échoue dans le rough ?
Le paradoxe du swing qui fonctionne au practice mais s’effondre sur le parcours s’explique par une différence fondamentale de physique. Sur un tee ou un tapis, la balle est parfaitement présentée, autorisant un plan de swing plus horizontal, ou « plat ». Dans ce cas, le club peut balayer la balle avec un angle d’attaque neutre ou même légèrement remontant. Le point bas de l’arc de swing est moins critique. Cependant, dès que la balle repose dans l’herbe, et plus encore dans le rough, les règles changent. Le but n’est plus de « balayer » mais de « compresser » : le club doit frapper la balle avant le sol, avec un angle d’attaque descendant.
Un swing trop plat dans le rough est une recette pour l’échec. Le club circule trop autour du corps, abaissant prématurément le point bas de l’arc de swing. Résultat : le club heurte le sol et l’herbe dense bien avant la balle, ce qui la décélère brutalement et ouvre la face du club. La fameuse « gratte » suivie d’une balle faible à droite (pour un droitier) est la signature de ce défaut. Pour traverser la densité du rough, le club a besoin d’arriver sur la balle avec plus de verticalité. Les données du circuit professionnel le confirment : l’angle d’attaque moyen avec un fer 7 passe de -4° sur le fairway à -8° dans le rough épais. Cette adaptation n’est pas une option, c’est une nécessité physique pour un contact solide.
Pour savoir si votre swing est trop plat pour le jeu sur parcours, plusieurs indices sont révélateurs. Un divot qui pointe systématiquement à gauche de la cible (pour un droitier) indique un chemin de club venant trop de l’intérieur. De même, si lors d’un test dans le rough, la majorité de vos balles sont grattées ou partent en slice, votre plan manque cruellement de verticalité pour gérer ce type de lie.
Comment tourner les épaules plus « vers le bas » pour redresser le plan ?
L’erreur la plus commune pour essayer de verticaliser son swing est de simplement « lever les bras ». Cette action déconnecte les bras du corps, entraînant une perte de puissance et de contrôle. La véritable source de la verticalité dans un swing de golf puissant et connecté provient de la rotation différentielle des épaules. Plutôt que de tourner à plat, comme un carrousel, les épaules doivent tourner sur un plan incliné, autour de l’axe formé par la colonne vertébrale. Concrètement, pendant le backswing, l’épaule avant (gauche pour un droitier) doit se déplacer vers le bas, en direction de la balle, tandis que l’épaule arrière monte.
Cet exercice simple, à l’aide d’un bâton d’alignement, permet de visualiser et de ressentir ce mouvement. Placez le bâton sur vos épaules et prenez votre posture. En initiant votre rotation, concentrez-vous pour que l’extrémité avant du bâton pointe vers le sol, à l’extérieur de votre pied arrière. Cela garantit que votre épaule avant s’engage vers le bas et non horizontalement. Cette inclinaison de la ligne des épaules redresse naturellement le plan de montée du club, sans forcer avec les bras.

Cette modification biomécanique a des effets directs et mesurables sur la régularité. Le cas de Michelle Wie est éclairant. Pour gagner en constance, notamment depuis le rough, elle a travaillé spécifiquement sur sa séquence de rotation pour y intégrer une composante plus verticale, l’éloignant d’un modèle purement rotatif. Cette transition lui a permis de mieux maintenir ses angles de posture et, selon les analyses de sa saison 2015, de réduire ses erreurs de contact de 40% dans les situations de jeu difficiles.
Le rôle du cocking (armement) précoce pour créer de la verticalité
Si la rotation des épaules est le moteur primaire de la verticalité, l’action des poignets, ou « cocking », en est le levier amplificateur. Un armement tardif des poignets favorise un swing large et plat, où le club reste longtemps en retrait du corps. À l’inverse, un armement plus précoce dans le backswing encourage le club à monter plus rapidement sur un plan vertical. Cela positionne le club « au-dessus » du plan initial, créant un angle d’attaque plus descendant à l’impact, ce qui est crucial pour la compression de la balle.
L’observation des joueurs d’élite via des capteurs de mouvement est sans appel. D’après les mesures publiées par HackMotion, les joueurs professionnels (scratch) ont déjà réalisé 70% de leur armement total lorsque le club atteint la position parallèle au sol. En comparaison, un joueur avec un handicap de 20 n’est en moyenne qu’à 40%. Cet écart démontre que le séquençage cinématique est différent : les pros utilisent les poignets plus tôt pour stocker de l’énergie et, surtout, pour positionner le club sur un plan efficace pour la descente.
Pour développer cette sensation d’armement vertical, un excellent exercice est le « Thumbs Away ». Il consiste à se concentrer, au démarrage du swing, sur le fait de pointer les pouces loin de sa tête, vers le ciel, plutôt que de les enrouler autour de soi. Cet exercice favorise un armement qui lève le club au lieu de le faire tourner à plat. Voici les étapes pour le pratiquer :
- Commencez par des demi-swings, en vous focalisant sur la sensation des poignets qui s’articulent vers le haut.
- À la position où le shaft est parallèle au sol, arrêtez-vous et vérifiez : la tête de club doit être approximativement à hauteur des mains, avec la face de club légèrement pointée vers le sol.
- L’objectif est de sentir que les mains et le club montent ensemble, créant une structure en « L » entre l’avant-bras et le shaft plus tôt dans le mouvement.
- Intégrez progressivement cette sensation dans des swings plus amples, en gardant un rythme fluide pour éviter toute action saccadée.
L’erreur de garder un swing trop vertical avec le driver qui fait monter la balle au ciel
La maîtrise du plan de swing réside dans l’adaptation. Après avoir exploré comment verticaliser son plan pour les fers, il est crucial de comprendre que cette même verticalité devient une erreur fondamentale avec le driver. Tenter d’appliquer un angle d’attaque descendant avec un driver sur un tee est la cause principale des balles « en cloche » (hautes et courtes) et des slices dévastateurs. La raison est simple : le driver est conçu pour frapper la balle en remontant. Son loft est faible et le but est de maximiser la distance en optimisant l’angle de lancement et en minimisant le backspin.
Un swing vertical avec le driver produit un angle d’attaque descendant ou neutre. Le contact se fait sur la partie haute de la face, générant un spin excessif qui fait « grimper » la balle au lieu de la propulser vers l’avant. La distance est sacrifiée au profit d’une altitude inutile. Pour le driver, il faut donc rechercher un plan de swing intentionnellement plus plat. Le corps doit rester davantage derrière la balle, favorisant un balayage de la balle dans une phase ascendante de l’arc de swing.
Le tableau suivant illustre clairement cette nécessaire adaptation de l’angle d’attaque et du plan de swing en fonction du club joué.
| Club | Angle d’Attaque Optimal | Plan de Swing | Résultat si trop vertical |
|---|---|---|---|
| Driver | +3° à +5° (remontant) | Plus plat (55-60°) | Balle en cloche, perte de distance |
| Fer 7 | -3° à -4° (descendant) | Neutre (63-65°) | Contact acceptable |
| Wedge | -5° à -7° (descendant) | Vertical (66-70°) | Spin excessif |
Ce tableau met en évidence qu’il n’existe pas un « bon » plan de swing, mais une plage de plans que le golfeur doit savoir naviguer. Le plan le plus vertical est réservé aux wedges pour un maximum de contrôle, tandis que le plan le plus plat est l’apanage du driver pour un maximum de distance.
Comment utiliser un mur derrière soi pour empêcher le club de partir trop à l’intérieur ?
L’un des défauts majeurs associés à un swing trop plat est un démarrage « à l’intérieur », où le club est rapidement tiré derrière le corps. Pour corriger cela et développer la proprioception d’un plan plus neutre ou vertical, l’exercice du mur est d’une efficacité redoutable. Il fournit un retour d’information immédiat et sans équivoque. Le principe est simple : se placer de manière à ce que ses fesses touchent légèrement un mur. L’objectif est d’exécuter son backswing sans que la tête de club ou le shaft ne heurte le mur.
Si le club part trop à l’intérieur, il entrera inévitablement en contact avec le mur. Cet exercice force le joueur à trouver une trajectoire de montée où les mains et le club restent davantage « devant » le torse. Cela favorise la rotation des épaules que nous avons vue précédemment, et encourage un armement plus vertical des poignets. C’est un éducatif puissant pour ressentir la différence entre un plan de swing connecté et un plan déviant. Commencez par des demi-swings lents pour intégrer la sensation, puis augmentez progressivement l’amplitude et la vitesse.
Étude de cas : Le programme d’entraînement du Golf du Belvédère
L’efficacité de cet exercice est démontrée par des initiatives concrètes. Le Golf du Belvédère à Annecy a mis en place des stations d’entraînement équipées de murs de practice. Une étude interne sur trois mois a montré que les joueurs qui intégraient cet exercice 10 minutes par séance ont amélioré leur régularité de manière significative. Ils ont vu leur moyenne de fairways touchés par partie augmenter de 35%, passant de 8 à près de 11 en moyenne.
L’intégration de cet exercice dans une routine d’entraînement régulière permet de graver dans la mémoire musculaire un chemin de club plus neutre. Il ne s’agit pas de ne plus jamais aller à l’intérieur, mais de contrôler ce mouvement. Comme le souligne l’expert en biomécanique Adrien Dubois de l’Académie Opp Golf :
Le signal que vous maîtrisez ce mouvement : votre balle démarrera légèrement à gauche de la cible avec un léger fade contrôlé. C’est la trajectoire signature d’un plan vertical bien exécuté.
– Adrien Dubois, Académie Opp Golf – Cours de Swing 2024
Plan plat ou plan redressé : quel style adopter selon votre morphologie ?
Une idée reçue tenace dans le monde du golf associe la morphologie au plan de swing : les joueurs de grande taille devraient avoir un swing vertical, et les joueurs plus petits, un swing plat. Cette simplification est non seulement incorrecte, mais elle peut freiner la progression d’un joueur en l’enfermant dans un style qui ne correspond pas à sa motricité naturelle. L’exemple de joueurs professionnels comme Matt Kuchar (1m95), connu pour son swing très plat et rotatif, prouve que la taille n’est pas le facteur déterminant. D’autres éléments, comme la longueur des bras ou la souplesse, jouent un rôle, mais le plus important reste la dynamique propre à chaque individu.
Plutôt que de se baser sur des mesures statiques, il est plus pertinent d’évaluer vos prédispositions dynamiques. Votre corps a une manière naturelle et efficace de générer de la vitesse, et votre plan de swing doit en être le reflet. Voici deux tests simples pour identifier vos préférences motrices :
- Test de souplesse des poignets : Tenez un club à l’horizontale devant vous, paumes vers le bas. Sans bouger les bras, armez vos poignets vers le haut au maximum. Si l’angle formé par vos avant-bras et le shaft dépasse facilement les 90 degrés, vous avez une grande facilité à utiliser le levier des poignets, une caractéristique clé d’un plan vertical.
- Test de rotation du torse : Croisez les bras sur votre poitrine et prenez votre posture de golf. Tournez vos épaules au maximum comme pour un backswing, sans bouger le bas du corps. Si vous atteignez ou dépassez facilement une rotation de 90 degrés, votre corps est naturellement prédisposé à générer de la puissance par la rotation, ce qui est favorable à un plan de swing plus plat.
Si un seul test est largement positif, il est judicieux d’explorer un plan de swing qui exploite cette force naturelle. Si les deux sont positifs, vous possédez une grande polyvalence et pouvez choisir votre style ou, mieux encore, apprendre à naviguer entre les deux. Si aucun n’est concluant, un travail sur la mobilité et la souplesse s’impose avant de chercher à figer un plan de swing particulier.
L’erreur de centre de gravité qui vous fait toucher le sol avant la balle
La « gratte », ou contact lourd où le club frappe le sol avant la balle, est souvent attribuée à un mauvais plan de swing. Si un plan trop plat peut en être la cause, le véritable coupable est fréquemment un mauvais contrôle du centre de gravité. Pendant le swing, le centre de gravité du corps doit rester stable ou se déplacer légèrement vers la cible lors de la descente. Toute translation latérale excessive, un mouvement connu sous le nom de « sway », déplace le point le plus bas de l’arc de swing et rend le contact de balle incroyablement difficile à synchroniser.
Avec un swing plat, la tendance au sway est plus prononcée. Le joueur, cherchant de l’amplitude, déplace son poids sur l’extérieur de son pied arrière, entraînant avec lui tout son centre de gravité. À la descente, il peine à revenir à temps au-dessus de la balle. Le club atteint son point bas derrière la balle, provoquant un divot « gras » et une perte totale d’énergie. C’est la gratte typique du swing plat.
À l’inverse, un joueur avec un plan trop vertical peut aussi gratter, mais pour une autre raison. Son défaut est souvent une remontée précoce du buste (« early extension »), où il perd ses angles de posture en essayant de créer de la puissance. Le corps se redresse, les bras se « jettent » vers la balle, et le contact est lourd, mais le divot est souvent moins profond. La clé, dans les deux cas, est de dissocier la rotation du corps de la translation latérale. La rotation crée la vitesse, mais c’est la stabilité du centre de gravité qui garantit la précision du point d’impact. Un exercice efficace consiste à placer un club ou une baguette d’alignement sous l’extérieur de son pied arrière. Le but est de réaliser son swing sans faire tomber la baguette, ce qui empêche tout déplacement latéral excessif du poids.
À retenir
- La physique du contact change radicalement entre un lie parfait et le rough, exigeant un angle d’attaque plus descendant et donc un plan de swing plus vertical.
- La verticalité ne vient pas d’une action des bras, mais d’une biomécanique précise : la rotation des épaules sur un plan incliné et l’armement précoce des poignets.
- Le plan de swing n’est pas fixe ; il doit être adapté à chaque club. Un plan vertical est une erreur avec le driver, qui requiert un plan plus plat pour frapper la balle en remontant.
Comment trouver votre plan de swing naturel pour toucher la balle au centre à chaque coup ?
L’objectif final n’est pas de copier le swing de Rory McIlroy ou de Matt Kuchar, mais de construire un mouvement efficace et répétable qui correspond à votre propre biomécanique. La quête obsessionnelle d’un plan de swing « parfait » est souvent contre-productive. Il est bien plus puissant de développer une sensation de votre propre plage de plans et d’apprendre à la naviguer. Un bon joueur ne possède pas un seul swing, mais la capacité d’en produire plusieurs en fonction du coup à jouer. L’impact sur les résultats est direct : les joueurs amateurs qui apprennent à adapter leur jeu selon le lie gagnent en moyenne 4.2 greens en régulation de plus par partie.
Le « Drill de la Plage de Plans » est un excellent moyen de développer cette intelligence motrice. Il permet de sentir les extrêmes pour mieux trouver votre centre naturel et efficace. L’exercice se déroule en trois temps :
- Exagération du plan plat : Frappez 3 à 5 balles avec un fer moyen en vous concentrant uniquement sur la sensation de faire tourner le club le plus possible autour de vous, comme un frisbee. Sentez vos épaules tourner à plat et le club rester bas. Ne vous souciez pas du résultat, juste de la sensation.
- Exagération du plan vertical : Frappez 3 à 5 balles en vous concentrant sur la sensation de lever le club le plus verticalement possible, comme si vous vouliez planter un clou avec. Sentez vos épaules s’incliner et vos poignets s’armer rapidement.
- Trouver le milieu : Maintenant, frappez 5 balles en ne pensant à rien d’autre qu’à envoyer la balle vers la cible. Laissez votre corps trouver naturellement le compromis entre les deux sensations extrêmes que vous venez d’explorer. Observez le contact et la trajectoire. C’est dans cette zone que se trouve votre plan de swing naturel et le plus efficace.
En répétant cet exercice, vous ne travaillez pas un swing, mais votre capacité d’adaptation. Vous apprenez à votre corps à quoi ressemblent les extrêmes, ce qui lui permet de s’auto-réguler plus facilement sur le parcours.
Votre plan d’action pour auditer votre plan de swing
- Points de contact : Listez tous les contextes où votre plan de swing se manifeste. Incluez le practice (tapis et herbe), le fairway, le rough léger, le rough épais et les bunkers de fairway.
- Collecte des données : Filmez-vous (de face et de profil) dans chacun de ces contextes. Analysez également la forme et la direction de vos divots. Un divot profond pointant à gauche est un signe de plan trop intérieur et plat.
- Analyse de la cohérence : Confrontez vos observations visuelles aux trajectoires de balles obtenues. Une tendance systématique à la gratte ou au slice dans le rough est-elle cohérente avec un plan de swing qui semble plat sur la vidéo ?
- Identification de la sensation : Repérez les swings qui produisent un bon résultat. Essayez de verbaliser la sensation associée : « plus de rotation », « bras plus connectés », « plus de vitesse sans forcer ». Comparez-la à la sensation des mauvais coups.
- Plan d’intégration : En fonction de votre principal défaut identifié (ex: trop plat dans le rough), choisissez UN seul drill à prioriser pour votre prochaine séance (ex: exercice du mur, rotation des épaules avec le bâton) pour ne pas surcharger votre système nerveux.
Pour mettre en pratique ces conseils biomécaniques, l’étape suivante consiste à réaliser un audit honnête de votre propre swing à l’aide des points de contrôle que nous avons vus. Évaluez dès maintenant vos tendances naturelles pour construire un mouvement qui est non seulement efficace, mais surtout, le vôtre.
Questions fréquentes sur la verticalité du swing et les grattes
Pourquoi je gratte plus avec un swing plat ?
Le swing plat favorise un déplacement latéral du corps (sway) au lieu d’une pure rotation. Ce mouvement rend le point le plus bas de votre arc de swing instable et le déplace souvent derrière la balle. Par conséquent, le club heurte le sol avant la balle, provoquant une « gratte ».
Comment différencier une gratte de swing plat d’une gratte verticale ?
La signature d’une gratte de swing plat est un divot qui commence bien avant la balle et qui est souvent profond. Une gratte liée à un swing trop vertical est généralement causée par une remontée précoce du buste et une action des bras qui « jettent » le club ; le divot est alors souvent moins marqué et le contact peut être sur la semelle du club.
Quel exercice pour stabiliser mon point bas ?
L’un des meilleurs exercices est de placer une baguette d’alignement ou une bouteille d’eau juste à l’extérieur de votre pied arrière. Exécutez votre swing en vous assurant de ne pas la faire tomber. Cela vous forcera à tourner autour de votre jambe arrière au lieu de vous pousser latéralement, stabilisant ainsi votre centre de gravité et le point bas de votre swing.