Golfeur sur un links côtier balayé par le vent, frappant une balle basse avec la mer et les dunes en arrière-plan, avec un grand espace de ciel exploitable.
Publié le 17 mai 2024

Contrairement à ce que vous pensez, la clé pour scorer sur un links n’est pas de mieux frapper la balle, mais d’abandonner l’obsession du jeu aérien pour maîtriser le jeu au sol.

  • Le vent et les fairways fermes rendent le contrôle de la balle en l’air illusoire ; le vrai jeu commence au premier rebond.
  • Les bunkers « pot » ne sont pas des obstacles, ce sont des pièges qui exigent une technique d’évasion, pas une sortie classique.

Recommandation : Arrêtez de viser le drapeau. Votre nouvelle cible est la zone au sol qui donnera à votre balle le meilleur chemin, même s’il paraît tortueux.

Vous débarquez de votre avion, le sac rempli de clubs dernier cri et de certitudes forgées sur les greens manucurés de Floride ou d’Arizona. Vous avez une confiance solide dans votre carry au fer 7 et votre capacité à faire « pitcher » la balle près du drapeau. Puis vous posez le pied sur le premier tee d’un links écossais. Le vent vous gifle, l’herbe est drue et le fairway a l’air aussi dur qu’une route de campagne. Votre premier drive, parfait en l’air, prend un rebond à 90 degrés et disparaît dans des herbes hautes que vous n’aviez même pas vues. Bienvenue. Vous venez de comprendre que tout ce que vous pensiez savoir sur le golf est, ici, parfaitement inutile.

Le golfeur de « parcours cible » pense en trois dimensions : distance, hauteur, direction. Il cherche à contrôler le vol. C’est une belle ambition, mais sur nos côtes, c’est une bataille perdue d’avance. Le vent est le maître du ciel. Tenter de le défier frontalement avec des balles hautes et pleines de spin, c’est comme essayer de vider l’océan avec une petite cuillère. L’erreur n’est pas technique, elle est philosophique. Vous vous battez contre le mauvais adversaire.

La véritable clé, celle que les vieux caddies comme moi essayons de transmettre, c’est de changer de paradigme. Si le ciel appartient au vent, alors le sol vous appartient. La solution n’est pas dans la puissance, mais dans l’imagination et l’humilité. Il faut apprendre à lire le terrain, à anticiper sa fermeté, à utiliser les pentes comme des alliées et à faire rouler la balle comme si c’était votre premier choix, pas votre dernier recours. C’est ce que l’on appelle le « jeu au sol ».

Cet article n’est pas un manuel de swing. C’est une feuille de route pour recalibrer votre cerveau de golfeur. Nous allons voir pourquoi le jeu roulé est roi, comment vous extirper des griffes des « pot bunkers », anticiper les rebonds diaboliques, choisir le bon matériel et, surtout, comprendre l’esprit du links. Car ici, on ne domine pas un parcours, on apprend à danser avec lui.

Pour ceux qui préfèrent une immersion visuelle dans le monde du golf, la vidéo suivante offre un contrepoint intéressant avant de nous plonger dans la spécificité brute et terrestre des links.

Pour vous guider dans cette transition du jeu aérien au jeu terrestre, nous allons explorer ensemble les piliers de l’adaptation au golf sur links. Ce guide est structuré pour vous faire passer de la théorie à la pratique, du pourquoi au comment.

Pourquoi faire rouler la balle est obligatoire quand le vent souffle à 50 km/h ?

J’ai vu plus d’un excellent joueur, habitué à faire voler ses wedges à la hauteur d’un clocher, regarder sa balle lui revenir dans les pieds. Ce n’est pas une blague. Lors d’une reconnaissance pour un tournoi du PGA Tour, des rafales si fortes ont été observées qu’un coup de wedge a littéralement fait marche arrière. C’est une illustration parfaite et brutale d’une vérité fondamentale sur les links : le jeu aérien est un pari, le jeu au sol est une stratégie. Quand le vent se lève, envoyer la balle haut, c’est l’offrir en sacrifice aux dieux du links, qui s’amuseront avec.

La seule réponse logique est de garder la balle basse, de la faire courir. C’est là que le « Texas Wedge », l’art d’utiliser son putter depuis l’extérieur du green, devient votre meilleur ami. Ce n’est pas un coup de lâche, c’est un coup intelligent. Des analyses de données montrent que pour les joueurs d’index moyen, choisir le putter quand la balle est à quelques mètres du green est mesurablement plus efficace. Vous gagnez en moyenne ~0,10 coup par rapport à un chip lorsque vous êtes proche, et cet avantage augmente avec la distance. Pourquoi ? Parce que vous éliminez la variable la plus imprévisible : l’interaction entre le vent et une balle pleine de spin.

Adopter le jeu au sol, c’est faire un choix délibéré. C’est prendre un club de plus, placer la balle un peu en arrière dans le stance, et produire un swing contrôlé, presque écourté, pour obtenir une trajectoire tendue. C’est viser une zone de 20 mètres avant le green en sachant que le rebond et la roule feront le reste du travail. Vous cessez de vous battre contre le vent et commencez à utiliser le sol comme votre allié. C’est un changement mental total, mais c’est le seul qui fonctionne ici.

La technique spécifique pour sortir de ces trappes profondes et verticales

Oubliez les bunkers larges et accueillants de vos parcours habituels. Ici, nous avons les « pot bunkers ». Ce ne sont pas des obstacles, ce sont des prisons de sable. Petits, ronds, profonds, avec des parois quasi verticales faites de mottes de gazon superposées. Comme le disait le pro écossais Robert MacIntyre à propos des 82 bunkers du Royal Liverpool, « on se fait assommer par les bunkers ici ». Tomber dedans, c’est souvent signer pour un coup de pénalité minimum si vous n’avez pas la bonne technique, car votre seul objectif est d’en sortir, souvent latéralement ou même en arrière.

Macro d’une balle de golf au pied d’une paroi de pot bunker en mottes de gazon, avec sable humide et bord tranchant d’un wedge sans marque.

La sortie de bunker classique, avec une face de club grande ouverte pour faire glisser la semelle, est impossible ici. La paroi est si proche et si raide que vous n’avez pas la place de prendre de l’élan en arrière. Votre swing serait bloqué net. La technique d’évasion est donc radicalement différente. Il faut fermer la face de votre sandwedge, oui, vous avez bien lu. Une face « square » ou même légèrement fermée, avec le poids du corps très ancré sur la jambe avant.

L’objectif n’est pas de faire une belle explosion de sable, mais de planter l’arête d’attaque de votre club (le « leading edge ») dans le sable, juste derrière la balle, avec un angle d’attaque très vertical, comme un coup de hache. C’est un mouvement court, brusque, presque un « poignardage ». La balle sortira bas et avec beaucoup de vitesse, sans aucun spin. Elle ne s’arrêtera pas vite, mais elle sera hors du piège. C’est un coup de survie, pas un coup d’artiste. L’élégance n’a pas sa place quand vous avez le menton dans le sable et le ciel comme seul horizon.

« On se fait piéger/assommer par les bunkers ici. »

– Robert MacIntyre, PGA TOUR – Why players are ‘sucker punched’ by Royal Liverpool’s bunkers

Comment anticiper les rebonds capricieux des fairways fermes ?

Un fairway de links n’est pas une surface de jeu, c’est une carte topographique vivante. Il est ferme, rapide et plein de micro-ondulations invisibles à l’œil nu depuis le tee. Penser que votre balle va atterrir et s’arrêter là où vous l’avez visée est la plus grande des illusions. Le vrai jeu, et le vrai défi, est d’apprendre à faire une « cartographie du rebond » : lire le sol pour prédire le voyage de la balle après l’impact.

Balle de golf rebondissant sur un fairway très ferme avec des ondulations discrètes qui dévient sa trajectoire vers une zone risquée.

La fermeté du sol amplifie chaque pente. Une légère inclinaison qui serait sans conséquence sur un parcours américain devient ici une autoroute vers un bunker ou des roughs épais. Pour remettre les choses en perspective, sur un terrain détrempé, on peut perdre jusqu’à 15 mètres de roule ; imaginez le gain sur un sol sec et dur. Votre drive peut rouler 50, 60, voire 80 mètres ! Cette roule n’est pas un bonus, c’est un facteur de risque à gérer. L’expérience de The Open en 2023 l’a bien montré : l’assèchement des parcours a rendu les pentes vers les bunkers si rapides que même les organisateurs ont dû ajuster le ratissage pour éviter des positions injouables.

Alors, comment faire ? D’abord, oubliez le drapeau. Votre cible est une zone sur le fairway. Depuis le tee, avec votre caddie ou en marchant sur le parcours avant de jouer, identifiez les « dos de tortue » (turtlebacks) et les cuvettes. Un « dos de tortue » repoussera votre balle, souvent vers le danger. Une cuvette la collectera. Il faut donc souvent viser loin du danger pour utiliser une pente qui ramènera la balle vers le centre. Parfois, le meilleur coup consiste à viser le rough à gauche pour que la balle revienne sur le fairway. C’est contre-intuitif, mais c’est ça, le jeu de links. Vous ne jouez plus seulement la distance et la direction, vous jouez les angles et la gravité.

L’erreur de ne pas avoir l’équipement « 4 saisons en une journée »

On a un dicton ici : « Si vous n’aimez pas le temps qu’il fait en Écosse, attendez cinq minutes. » Une partie de golf sur un links peut commencer sous un soleil radieux, se poursuivre sous une pluie battante et un vent glacial, et se terminer par un arc-en-ciel. Partir sur le parcours sans être préparé à tout, c’est la garantie de souffrir et de mal jouer. L’équipement n’est pas un luxe, c’est une armure.

Cela va au-delà d’une simple veste de pluie. Il s’agit d’un système de couches : un polo technique, une polaire légère, une veste coupe-vent et imperméable, et un pantalon de pluie. Tout doit pouvoir s’enfiler et s’enlever rapidement. Votre sac doit être organisé pour que vos gants de rechange et votre serviette soient accessibles d’une main, sans avoir à tout exposer à la tempête. Mais l’adaptation de l’équipement ne s’arrête pas aux vêtements. Vos clubs aussi doivent être pensés pour le links. Le plus important est le bounce de vos wedges. Comme le souligne l’expert Dominique Nouailhac, sur un terrain ferme et sec, un rebond faible (8° ou 10°) est essentiel pour que le club puisse glisser sous la balle sans rebondir sur le sol, ce qui provoquerait des « tops » désastreux.

Enfin, pensez à vos mains. Avoir plusieurs gants (certains spécifiques pour la pluie) et les garder au sec dans des sacs plastiques est une discipline non négociable. Un grip qui glisse à cause de la pluie, c’est un coup raté assuré. La préparation est mentale autant que matérielle : accepter que la météo va changer et avoir un plan simple pour y faire face vous évitera de perdre votre concentration et votre patience.

Votre plan d’action anti-pluie et humidité

  1. Préparation avant le départ : validez que votre veste et votre pantalon de pluie sont dans le sac, et pensez en système de couches que vous pouvez ajuster.
  2. Organisation du sac : placez les indispensables (gants de rechange, serviette sèche, bonnet) dans une poche extérieure pour un accès immédiat sous les rafales.
  3. Protection de l’adhérence : gardez une serviette accrochée à l’extérieur sous votre parapluie pour essuyer vos mains et vos grips avant chaque coup.
  4. Adaptation du jeu : sur sol humide, le contact prime. Faites des swings plus compacts, ne cherchez pas la puissance maximale, et attendez-vous à zéro roule.
  5. Discipline mentale : gardez une routine simple et rapide entre les coups pour rester au chaud et concentré, sans vous laisser affecter par les conditions.

Pourquoi le chariot électrique ou la voiturette sont souvent interdits sur les vieux Links ?

Le golfeur américain est habitué à sa voiturette. C’est pratique, rapide, et ça fait partie de l’expérience. Ici, c’est tout le contraire. Sur la plupart des vieux links, non seulement les voiturettes sont rares, mais elles sont souvent purement et simplement interdites, sauf cas médical justifié. Et même là, il est parfois obligatoire qu’un caddie la conduise. La raison n’est pas une simple lubie de traditionalistes. Elle est double : préserver le parcours et préserver l’âme du jeu.

Silhouette d’un golfeur marchant sur un links balayé par le vent, dunes et herbes hautes, grand ciel vide, aucune voiturette visible.

Premièrement, la fragilité du sol. Beaucoup de links écossais sont construits sur ce qu’on appelle le « machair ». Comme le décrit l’agence environnementale NatureScot, le machair est un paysage vivant et fertile unique, une plaine côtière formée par du sable calcaire soufflé par le vent. C’est un écosystème d’une incroyable richesse mais aussi d’une extrême fragilité. Le passage répété de voiturettes, même légères, causerait des dommages irréparables à ce sol qui a mis des siècles à se former. La marche est donc une marque de respect envers la nature même du lieu.

Deuxièmement, le golf sur links est une expérience immersive. Marcher, c’est sentir le parcours sous ses pieds, c’est observer les pentes en approchant de sa balle, c’est prendre le temps de discuter avec son caddie, c’est sentir le vent changer de direction entre deux coups. Être dans une voiturette vous isole de tout ça. Vous passez d’un coup à l’autre sans comprendre le voyage entre les deux. Or, sur un links, le voyage est tout aussi important que la destination. C’est en marchant qu’on apprend à « lire » le parcours. La marche n’est pas une contrainte, c’est un outil stratégique. Venir ici, c’est accepter cette tradition et se préparer à marcher 18 trous, le sac sur l’épaule ou sur un chariot manuel.

Comment estimer l’influence du vent sur votre fer 9 vs votre fer 5 ?

Le vent n’est pas un chiffre unique. Son influence dépend de trois choses : sa force, sa direction, et la hauteur de votre balle. C’est ce dernier point que beaucoup de joueurs sous-estiment. Un même vent de face n’aura pas du tout le même effet sur un coup de fer 5 bas et pénétrant que sur un coup de fer 9 qui monte haut dans le ciel. Plus votre club est ouvert (lofté), plus la balle prend de la hauteur et du spin, et plus elle devient une proie facile pour le vent.

Pour avoir un ordre de grandeur, on dit souvent qu’un simple vent de face de 15 km/h peut vous faire perdre 5 à 7 mètres. Mais c’est une moyenne. Sur un coup de wedge, cette perte peut facilement doubler, tandis qu’elle sera moindre sur un long fer joué en « stinger ». Une règle de base simple est la « règle des 10 % » : pour un vent de 10 mph (environ 16 km/h) de face, ajoutez 10 % à votre distance. Si votre coup est de 150 mètres, jouez comme s’il était de 165 mètres. Avec vent arrière, retirez 10 %. C’est un point de départ.

Maintenant, la nuance. Cette règle est plus vraie pour vos fers moyens (6, 7, 8). Pour un fer 9 ou un wedge, vous devrez peut-être ajouter 15 % ou même 20 %, car la balle « ballonne » davantage. Inversement, pour un fer 4 ou 5, l’effet est moins prononcé. Avec le vent de travers, l’impact sur la distance est plus faible (disons 3-5 %), mais la dérive latérale est énorme. Vous devez viser bien à gauche ou à droite du green et laisser le vent ramener la balle. C’est là que le vent peut devenir un allié, en vous aidant à « tenir » un green en pente. La véritable compétence est d’ajuster votre calcul non seulement à la force du vent, mais aussi au club que vous avez en main.

Porter ou rouler : quel type de sac choisir selon votre mode de jeu ?

Puisque la voiturette est hors de question, la question du sac devient centrale. Allez-vous le porter sur votre dos ou utiliser un chariot manuel (« trolley ») ? La réponse dépend du parcours, de votre condition physique et de si vous prenez un caddie. Mais dans tous les cas, une règle d’or prévaut : la légèreté.

Si vous décidez de porter votre sac, le choix est vite fait : il vous faut un sac trépied ultra-léger. Cherchez les modèles qui pèsent autour de 2 kg à vide. Un sac lourd au trou n°1 devient une ancre au trou n°14. Assurez-vous que les bretelles sont bien rembourrées et ergonomiques. L’étanchéité est aussi un critère non-négociable. Un sac trempé pèse une tonne et vos grips mouillés ruineront votre partie. Si vous optez pour un chariot, vous pouvez choisir un sac un peu plus lourd, mais la légèreté reste un atout pour manœuvrer dans les dunes et sur les chemins étroits.

Si vous avez la chance de prendre un caddie, la règle est encore plus simple. Il y a un vieux dicton sur les links, que chaque caddie connaît par cœur :

« Le joueur avec le sac le plus léger obtient le meilleur caddie. »

– Dicton de caddie, St Andrews Golf Travel – Caddie Guide

Ce n’est qu’à moitié une blague. Un caddie qui doit trimballer 20 kg de matériel inutile (et croyez-moi, on voit de tout) sera moins enclin à vous donner le meilleur de lui-même. Videz votre sac. Vous n’avez pas besoin de 24 balles, de trois pulls différents et d’un attirail de gadgets. Prenez le strict nécessaire : des balles, des vêtements de pluie, des gants, de l’eau. Un sac léger est une marque de respect pour votre caddie et un immense soulagement pour votre propre dos si vous le portez.

À retenir

  • Le sol est votre allié, le ciel est votre ennemi. Pensez « roule » avant de penser « carry ».
  • La lecture du terrain est plus importante que la lecture du GPS. Apprenez à cartographier les rebonds.
  • L’humilité est une stratégie. Acceptez de jouer latéralement depuis un bunker ou de viser à 30 mètres du drapeau.

Pourquoi et comment jouer les parcours légendaires qui ont fait l’histoire du golf ?

Venir en Écosse ou en Irlande, c’est aussi faire un pèlerinage. Jouer l’Old Course à St Andrews, Carnoustie, Royal Dornoch… c’est marcher sur les traces de l’histoire. Mais ces parcours sont aussi des forteresses très demandées. Penser qu’on peut se présenter et obtenir un départ est une douce utopie. Comme le dit David Connor, une autorité en la matière, « quiconque pense avoir une méthode secrète pour jouer l’Old Course se trompe : ce n’est tout simplement pas vrai. »

La demande est astronomique. Pour vous donner une idée, rien que sur les sept parcours gérés par le St Andrews Links Trust, ce sont près de 283 082 parties qui ont été jouées en 2023. Obtenir un des rares créneaux sur l’Old Course demande donc une stratégie. Il y a deux voies principales. La première est de passer par un tour-opérateur agréé qui propose des forfaits avec « départ garanti ». C’est la solution la plus simple et la plus sûre, mais aussi la plus chère. Le budget peut être très élevé.

La seconde voie, plus aléatoire mais bien plus accessible, est la loterie quotidienne, le fameux « Daily Ballot ». Vous vous inscrivez (généralement 48 heures à l’avance) pour une heure de départ, et un tirage au sort a lieu la veille. Il faut être en groupe de deux ou quatre joueurs. Si vous gagnez, vous payez le green fee standard, qui est bien inférieur au prix d’un forfait. La clé est la flexibilité. Il faut prévoir un séjour de plusieurs jours autour de St Andrews et avoir un plan B. Si la loterie ne vous sourit pas, la région regorge de parcours extraordinaires qui vous feront vite oublier votre déception. Planifier à l’avance, comprendre les procédures et rester flexible sont les maîtres mots pour espérer fouler ces fairways mythiques.

Pour transformer ce rêve en réalité, il est indispensable de comprendre et de suivre les procédures d'accès spécifiques à ces parcours historiques.

Maintenant que vous avez les clés pour comprendre la philosophie et les défis du jeu sur links, l’étape suivante ne se trouve plus sur cette page. Elle est sur le premier tee d’un parcours balayé par les vents. Arrêtez de lire, et commencez à planifier votre voyage. C’est en sentant le vent sur votre visage et la fermeté du sol sous vos pieds que ces conseils prendront tout leur sens.

Rédigé par Julien Faure, Consultant en architecture de golf et expert en voyages golfiques, Julien parcourt le monde pour dénicher les plus beaux parcours et décrypter leur design.